Aujourd'hui

21/01/2026   

PUB

PUB

Quand le « Kongossa » mène en prison : la loi gabonaise durcit le ton contre la rumeur

Ce qui était autrefois perçu comme un bavardage inoffensif devient aujourd’hui un sujet de droit au Gabon. Le « kongossa », ces rumeurs et commérages du quotidien, peut désormais vous mener devant la justice.

Avec la révision du Code pénal en 2020, le simple fait de répandre une rumeur susceptible de nuire à la réputation d’autrui devient une infraction passible d’amende ou de prison. Une réalité qui interpelle à l’heure des réseaux sociaux et de la viralité numérique. Le terme « kongossa », d’origine camerounaise, désigne ces petites conversations faites de ragots, potins ou rumeurs, très répandues dans les quartiers, salons de coiffure, taxis ou groupes WhatsApp. Longtemps considérée comme une pratique sociale banale, cette forme de commérage devient désormais risquée au Gabon.

Le Code pénal révisé encadre strictement la diffamation (article 283), même sans propos injurieux, dès lors que des faits imputés portent atteinte à la réputation d’une personne. Les sanctions prévues à l’article 284 peuvent atteindre un an de prison et une amende d’un million de francs CFA. L’injure (article 286), même sans faits précis, est également punie. Et si la cible est une autorité publique, comme un policier ou un magistrat, les poursuites sont aggravées selon l’article 157.

Source : iStock

Ces lois s’appliquent aussi bien aux propos tenus en public qu’aux contenus diffusés en ligne. Une vidéo TikTok, un message vocal partagé sur WhatsApp ou un commentaire Facebook peuvent suffire à engager votre responsabilité pénale. Au Gabon, la liberté d’expression a désormais des limites bien définies. Le « kongossa » n’est plus qu’un simple divertissement : il peut coûter cher. À l’ère du numérique, chaque mot compte.

Sources : https://gabon24.tv/gabon-le-kongossa-passible-dun-an-de-1prison-et-dun-million-de-francs-cfa-damende/ https://fr.wikipedia.org/wiki/Kongossa

À découvrir aussi

Dakar, Abidjan, Johannesburg et Lomé se mobilisent massivement pour la campagne "Octobre Rose" 2025, avec des initiatives sportives, communautaires et médicales. Le message est clair : le dépistage précoce reste vital pour réduire les décès liés aux cancers féminins.
Le DEİK organise les 16 et 17 octobre 2025 la cinquième édition du Forum d’affaires et économique Turquie-Afrique (TABEF) à Istanbul. La Turquie vise un volume d’échanges commerciaux de 75 milliards de dollars US (environ 45 000 milliards FCFA) à moyen terme, alors que les relations économiques ont déjà dépassé 32 milliards de dollars US (19 200 milliards FCFA) en 2024.
La production pétrolière et gazière africaine devrait atteindre 11,4 millions de barils par jour d’ici 2026, selon le rapport State of African Energy 2026 Outlook. Présenté par l’African Energy Chamber (AEC) et S&P Global, ce document met en lumière l’accélération des projets offshore, la montée en puissance du gaz et la transition vers les énergies renouvelables.
L’ancien ministre chinois de l’Agriculture, Tang Renjian, a été condamné à la peine de mort avec sursis de deux ans pour avoir accepté plus de 38 millions de dollars de pots-de-vin entre 2007 et 2024. Cette décision s’inscrit dans la campagne anti-corruption menée par le président Xi Jinping, qui touche même ses anciens alliés.
L’ambassadeur d’Afrique du Sud en France, Nkosinathi Emmanuel Mthethwa, a été retrouvé mort au pied d’un hôtel parisien le 30 septembre 2025. Les autorités françaises ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de son décès.
Le Burkina Faso a lancé une enquête nationale de près de 2 milliards FCFA pour évaluer les conditions de vie des ménages. Cette opération met un accent particulier sur l’impact des crises sécuritaires et de la pauvreté sur les déplacés internes.
Au Gabon, le scrutin législatif et local du 27 septembre 2025 a été marqué par des tensions, des irrégularités et des incidents violents à Libreville et à l'intérieur du pays. Face à cette situation, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a convoqué dès son retour une réunion d’urgence pour évaluer les dysfonctionnements constatés.
Le procès de l'ancien Premier ministre Moussa Mara s’est tenu le 29 septembre 2025 à Bamako. Le parquet a requis 24 mois d’emprisonnement pour « atteinte à la crédibilité de l’État » après son soutien à des détenus d’opinion sur les réseaux sociaux. Sa demande de liberté provisoire a été rejetée.
La première édition du Festival du Film Russe se tient à Alger du 28 septembre au 3 octobre 2025, mettant en lumière le cinéma russe et les liens culturels avec l’Algérie. L’ouverture a été marquée par la projection du film de science-fiction Le défi avec la cosmonaute Yulia Peresild.