Le 24 septembre 2025, depuis Dubaï, le PDG de PayPal, Alex Chriss, a annoncé un plan d’investissement pluriannuel destiné à soutenir l’innovation technologique et l’expansion économique de la région MEA. Selon lui, cette zone abrite « certains des commerces les plus dynamiques et à évolution rapide du monde ». L’objectif est clair : fournir aux jeunes entreprises l’infrastructure et les solutions nécessaires pour accéder plus facilement aux marchés mondiaux. L’enveloppe de 100 millions de dollars environ 60 milliards FCFA sera déployée via plusieurs canaux : prises de participation dans des startups prometteuses, acquisitions ciblées, financement par le fonds PayPal Ventures et renforcement des équipes locales.
Cette stratégie doit permettre aux entrepreneurs de « prendre de l’ampleur plus rapidement » et d’étendre leur portée au-delà des frontières. PayPal s’appuie sur des bases solides. En avril 2025, l’entreprise a inauguré son premier hub régional à Dubaï, destiné à faciliter les échanges entre les entreprises locales et le commerce mondial. PayPal Ventures a déjà investi dans des acteurs clés de l’inclusion financière, notamment Stitch (fintech sud-africaine spécialisée dans l’infrastructure de paiement) et Paymob (processeur égyptien). L’entreprise, présente dans près de 200 marchés, voit dans l’Afrique un relais de croissance stratégique, particulièrement dans les zones où l’infrastructure bancaire reste limitée.
Selon Otto Williams, vice-président senior pour le Moyen-Orient et l’Afrique, cet investissement doit « construire des connexions plus solides entre les entreprises locales et le marché mondial ». Il vise à élargir l’accès des consommateurs et des PME aux services financiers numériques, renforçant ainsi la compétitivité des écosystèmes africains. Cet engagement confirme l’attractivité croissante de l’Afrique numérique, mais il souligne aussi les défis internes à surmonter : infrastructures incomplètes, régulations bancaires fragiles et manque de confiance des investisseurs. Le succès de ce plan dépendra autant de l’arrivée de capitaux étrangers que de la capacité des pays africains à consolider leurs structures institutionnelles et à instaurer un climat favorable aux affaires.


