Le système judiciaire égyptien est au cœur des débats sur les droits de l’homme. Après avoir été transmis à la présidence pour promulgation le 26 août 2025, le projet de loi sur la procédure pénale a été renvoyé par le président Al-Sissi à la Chambre des députés suite à plusieurs requêtes pointant des manques de garanties et de clarté dans le texte. L’action du président vise principalement à renforcer l’inviolabilité du domicile et les droits de la défense devant les instances d’enquête et de jugement.
Les parlementaires devront examiner les dispositions du projet afin d’éliminer toute ambiguïté et s’assurer que les mécanismes juridiques soient appliqués avec précision. Un autre axe majeur de la réforme concerne la limitation de la détention provisoire. Le projet de loi introduit des alternatives pour réduire sa durée, prévoit l’indemnisation dans certains cas et propose de nouvelles mesures comme l’interdiction de voyage ou l’inscription des prévenus sur des listes de surveillance.
Par ailleurs, le projet de loi intègre des innovations technologiques pour moderniser la justice, notamment les enquêtes, le renouvellement de détention et les audiences à distance. Des dispositions renforcent aussi la protection des témoins et la coopération judiciaire internationale. Le renvoi du projet de loi par le président Al-Sissi illustre son engagement à garantir une législation de qualité, conciliant efficacité judiciaire et protection des droits individuels. Pour l’Égypte, cette démarche constitue un pas significatif vers une justice plus claire, moderne et respectueuse des citoyens.