Reçu au Palais du bord de mer jeudi 19 septembre, Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre et président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), avait plaidé pour un décalage du scrutin, dénonçant de multiples dysfonctionnements. La veille, il avait pointé des retards dans la publication des listes définitives de candidats, des cafouillages dans la validation de certaines candidatures et l’absence de franc électoral, tout en critiquant une précampagne menée par les candidats du pouvoir aux frais de l’État. Il a mis en garde contre des contestations post-électorales et souligné que tous les candidats doivent pouvoir concourir « sur le même pied d’égalité ».
En réponse, le président Oligui Nguema a confirmé le maintien des dates, estimant que « les élections sont déjà engagées » et qu’elles constituent « le passage obligatoire pour sortir de la transition ». Il a assuré que toutes les dispositions seraient prises pour garantir un scrutin inclusif, pacifique et transparent, condition essentielle selon lui pour consolider la démocratie gabonaise. Malgré le refus de report, Bilie-By-Nze a annoncé la participation de l’EPG, qui a investi vingt candidats aux législatives répartis dans six des neuf provinces et présenté une dizaine de listes pour les locales. Il a réaffirmé son engagement à défendre un projet politique alternatif et à préserver le vivre-ensemble au-delà des clivages partisans. Cette audience, qui intervient dans un contexte de forte attente populaire, confirme la détermination des autorités à organiser des élections dans les délais fixés et envoie un signal d’ouverture au dialogue politique, clé d’une sortie de transition apaisée et démocratique.



