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21/01/2026   

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L’Afrique réclame deux sièges permanents et le droit de veto à l’ONU pour corriger une injustice historique

À la 80e Assemblée générale des Nations Unies, les États africains ont réitéré leur exigence d’obtenir au moins deux sièges permanents avec droit de veto au Conseil de sécurité, estimant qu’il s’agit de corriger une « injustice de longue date ».new

La 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, ouverte le 23 septembre 2025 à New York, a été marquée par un nouvel appel à réformer le Conseil de sécurité. João Lourenço, président en exercice de l’Union africaine (UA) et chef de l’État angolais, a réaffirmé la demande du continent d’obtenir au moins deux sièges permanents et cinq sièges non permanents, assortis des mêmes prérogatives que les membres actuels, y compris le droit de veto. Pour l’UA, cette revendication n’est pas symbolique mais une réponse aux réalités géopolitiques du XXIe siècle.

Les dirigeants africains soulignent un paradoxe devenu intenable : l’Afrique représente un tiers des États membres de l’ONU et accueille la majorité des opérations de maintien de la paix, mais reste exclue des décisions centrales du Conseil. « Il est temps de mettre fin à cette injustice », a insisté João Lourenço, affirmant que l’efficacité du système multilatéral dépend d’une représentation équitable.

Plusieurs chefs d’État ont appuyé ce plaidoyer. Denis Sassou Nguesso, président du Congo, a rappelé que l’Afrique, « continent d’avenir », doit participer pleinement aux décisions mondiales en tant que partenaire légitime, et non comme simple bénéficiaire d’aides. En marge des débats, les Premiers ministres de la Confédération des États du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger) ont présenté une position commune, défendant les aspirations de leurs peuples à la souveraineté et à la dignité.

Outre la sécurité, les délégations africaines ont insisté sur l’urgence climatique et le financement du développement. Sassou Nguesso a dénoncé l’écart entre les 2 400 milliards de dollars (environ 1 440 000 milliards FCFA) dépensés chaque année pour l’armement et le manque d’investissements dans l’eau, l’éducation ou la santé. Pour l’Afrique, cette 80e session représente une occasion décisive de repenser la Charte des Nations Unies et de bâtir un multilatéralisme plus représentatif. Les États africains préviennent que le statu quo affaiblit non seulement la paix mondiale mais aussi la réalisation des Objectifs de développement durable.

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