Une proclamation qui a semé la panique
Le vendredi 19 septembre 2025, le président Donald Trump a signé une proclamation imposant aux entreprises américaines recrutant via le visa H-1B un frais de 100 000 $ par travailleur. Cette annonce a provoqué un choc immédiat dans la Silicon Valley et en Inde, qui fournit plus de 70 % des titulaires de ce visa. Les actions des sociétés indiennes de services informatiques cotées à New York ont chuté de 2 à 5 %, tandis que des travailleurs étrangers annulaient des voyages ou se précipitaient pour rentrer aux États-Unis, craignant une entrée en vigueur immédiate.
Clarification rapide, mais inquiétudes persistantes
Face à la confusion, la Maison Blanche a publié un communiqué le lendemain soir pour préciser que la taxe n’était pas annuelle, mais un frais unique applicable uniquement aux nouvelles demandes soumises après le 21 septembre 2025. Les titulaires actuels et les renouvellements sont exemptés, tout comme les déplacements des détenteurs déjà en poste. Cette mise au point a permis d’apaiser la panique, mais n’a pas dissipé les inquiétudes quant à l’avenir du programme.
Vers une sélection plus stricte des talents
Ce frais exceptionnel s’inscrit dans une réforme plus large du H-1B, destinée à n’attirer que les « meilleurs des meilleurs ». L’administration prévoit d’augmenter les niveaux de salaires requis et de privilégier, lors de la loterie annuelle, les candidats hautement qualifiés et mieux rémunérés. Des experts juridiques contestent toutefois la légalité d’un tel tarif, estimant que le pouvoir exécutif pourrait outrepasser ses prérogatives.
Un avertissement pour les talents africains
Pour les professionnels africains aspirant à une carrière technologique aux États-Unis, le message est clair : l’accès au visa H-1B sera désormais plus coûteux et plus sélectif. À 100 000 $ (environ 61 millions FCFA) par nouvelle demande, les entreprises pourraient être tentées de délocaliser davantage d’emplois vers l’étranger. Une évolution qui pourrait paradoxalement stimuler le développement de hubs technologiques en Afrique, où la demande en talents qualifiés ne cesse de croître.
