Aujourd'hui

21/01/2026   

PUB

PUB

Élection à la présidence de la BAD en 2025 : enjeux, candidats et forces en présence

Élection à la présidence de la BAD en 2025 : enjeux, candidats et forces en présence

La Banque africaine de développement (BAD) se prépare à élire son nouveau président en mai 2025 à Abidjan. Parmi les candidats, Bajabulile Swazi Tshabalala et Amadou Hott se distinguent, chacun soutenu par des pays et des groupes d’influence. Cette élection représente un moment clé pour l’avenir économique du continent africain.
La Banque africaine de développement (BAD) se prépare à élire son nouveau président en mai 2025 à Abidjan. Parmi les candidats, Bajabulile Swazi Tshabalala et Amadou Hott se distinguent, chacun soutenu par des pays et des groupes d’influence. Cette élection représente un moment clé pour l’avenir économique du continent africain.

L’élection du président de la Banque africaine de développement (BAD) est prévue pour mai 2025 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Cet événement est crucial pour l’institution, qui joue un rôle fondamental dans le financement des projets de développement en Afrique. Deux candidats principaux émergent : Bajabulile Swazi Tshabalala, ancienne vice-présidente de la BAD, et Amadou Hott, ancien ministre sénégalais de l’Économie et des Finances.

Les candidats en lice

Bajabulile Swazi Tshabalala a rejoint la BAD en 2018 et a été promue vice-présidente principale en novembre 2021. Sa candidature est soutenue par le gouvernement sud-africain, qui voit en elle une candidate capable de renforcer les relations entre l’Afrique du Sud et les autres pays africains dans le cadre du développement économique.
Amadou Hott, quant à lui, a également une expérience significative au sein de la BAD, ayant été vice-président chargé de l’électricité, de l’énergie et du changement climatique. Son parcours politique et économique lui confère une légitimité auprès des pays membres. Hott bénéficie du soutien du Sénégal et d’autres pays d’Afrique de l’Ouest.

Enjeux et soutiens

Les enjeux liés à cette élection sont multiples. Le futur président devra naviguer dans un environnement économique complexe marqué par les impacts persistants de la pandémie de COVID-19, les crises alimentaires et énergétiques, ainsi que les défis liés au changement climatique. La BAD joue un rôle essentiel dans le financement des infrastructures et des projets visant à améliorer la résilience économique des États africains. Les actionnaires principaux de la BAD incluent les 54 pays africains membres ainsi que 27 pays non africains. Le soutien des États-Unis et de l’Union européenne sera crucial pour le candidat élu, car ces partenaires jouent un rôle significatif dans le financement des projets initiés par la banque.

Arguments pour et contre

Les partisans de Bajabulile Swazi Tshabalala soulignent son expérience au sein de la banque et sa connaissance approfondie des mécanismes financiers nécessaires pour faire avancer les projets africains. Ils mettent également en avant son engagement envers l’égalité des sexes et le développement durable. D’un autre côté, certains critiques estiment qu’une continuité avec la direction actuelle pourrait freiner l’innovation nécessaire pour répondre aux défis contemporains. Ils plaident pour un changement radical avec un candidat comme Amadou Hott, qui pourrait apporter une nouvelle vision et dynamiser les initiatives existantes.

Défis à relever

Le futur président de la BAD devra faire face à plusieurs défis majeurs :
1. Financement des projets : La nécessité d’augmenter les financements pour les projets d’infrastructure tout en garantissant une gestion transparente des fonds.
2. Changement climatique : Intégrer des stratégies efficaces pour faire face aux effets du changement climatique sur le continent.
3. Partenariats internationaux : Renforcer les relations avec les bailleurs de fonds internationaux tout en maintenant l’indépendance opérationnelle de la BAD.
4. Développement durable : Promouvoir des initiatives qui favorisent non seulement la croissance économique mais aussi le bien-être social et environnemental.
5. Réponse aux crises : S’adapter rapidement aux crises économiques ou sanitaires qui pourraient survenir dans un contexte mondial instable.

Projets futurs

Chaque candidat propose une vision distincte pour l’avenir de la BAD. Bajabulile Swazi Tshabalala mettra probablement l’accent sur l’égalité des sexes dans le financement des projets et sur la nécessité d’investir dans les infrastructures durables. Amadou Hott pourrait se concentrer sur l’accélération des investissements dans le secteur énergétique afin d’assurer un accès équitable à l’électricité sur le continent.

L’élection du président de la Banque africaine de développement en mai 2025 représente une opportunité cruciale pour redéfinir les priorités stratégiques de l’institution. Les candidats Bajabulile Swazi Tshabalala et Amadou Hott apportent chacun leur expérience unique et leur vision pour l’avenir du développement économique en Afrique. Les résultats seront déterminants non seulement pour l’avenir immédiat de la BAD mais aussi pour le développement durable du continent dans son ensemble.

À découvrir aussi

La Fondation Mastercard, dotée de plus de 53 milliards de dollars d’actifs, a choisi Sewit Ahderom comme prochaine Présidente-Directrice Générale. Sa nomination, effective au 1er janvier 2026, met l’accent sur le développement de solutions numériques et le renforcement des systèmes agroalimentaires pour l’emploi des jeunes africains.
Le Kenya a relancé l’enquête sur Collins Khalusha, présumé tueur, évadé de prison en août 2024. La découverte de 42 corps mutilés à Nairobi est désormais examinée dans le cadre des disparitions survenues lors des manifestations anti-gouvernementales de 2024.
Le Tchad a inauguré le 27 septembre 2025 la centrale photovoltaïque Noor Tchad de 50 MW, la première du pays et le plus grand projet énergétique de son histoire. Mais seuls 12 MW peuvent être injectés dans le réseau national en raison des limites des infrastructures électriques.
La crise diplomatique entre l’Algérie et le Mali s’est intensifiée fin septembre 2025 à l’Assemblée générale de l’ONU. Les deux pays ont échangé des accusations graves, révélant une dégradation profonde de leurs relations bilatérales.
L’ancien ministre chinois de l’Agriculture, Tang Renjian, a été condamné à la peine de mort avec sursis de deux ans pour avoir accepté plus de 38 millions de dollars de pots-de-vin entre 2007 et 2024. Cette décision s’inscrit dans la campagne anti-corruption menée par le président Xi Jinping, qui touche même ses anciens alliés.
L’ambassadeur d’Afrique du Sud en France, Nkosinathi Emmanuel Mthethwa, a été retrouvé mort au pied d’un hôtel parisien le 30 septembre 2025. Les autorités françaises ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de son décès.
Le Burkina Faso a lancé une enquête nationale de près de 2 milliards FCFA pour évaluer les conditions de vie des ménages. Cette opération met un accent particulier sur l’impact des crises sécuritaires et de la pauvreté sur les déplacés internes.
Au Gabon, le scrutin législatif et local du 27 septembre 2025 a été marqué par des tensions, des irrégularités et des incidents violents à Libreville et à l'intérieur du pays. Face à cette situation, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a convoqué dès son retour une réunion d’urgence pour évaluer les dysfonctionnements constatés.
Le procès de l'ancien Premier ministre Moussa Mara s’est tenu le 29 septembre 2025 à Bamako. Le parquet a requis 24 mois d’emprisonnement pour « atteinte à la crédibilité de l’État » après son soutien à des détenus d’opinion sur les réseaux sociaux. Sa demande de liberté provisoire a été rejetée.